Entretien avec Gilles Elkaïm – Explorateur de l’Arctique

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Il est l’un des plus grands explorateurs de l’Arctique. De 2000 à 2004, il vit l’aventure de sa vie, une incroyable odyssée polaire, l’expédition Arktika, en parcourant seul, en kayak, à ski, en traîneau à chiens, les 12000 kilomètres séparant le cap Nord du détroit de Béring, franchissant ainsi le Passage du Nord-Est et effectuant une longue et difficile traversée de la Sibérie.

Aventurier, Gilles Elkaïm l’a toujours été.  Pendant quinze ans, il voyage à pied, à vélo, en voilier, en kayak, à cheval, en chameau, du Népal à l’Inde en passant par la Mongolie, le Niger, l’Australie, et bien d’autres contrées, plus ou moins lointaines, plus ou moins exotiques.

Un temps réalisateur et photographe aussi. Il nous confiera que ce n’est plus sa vie. La passion a duré un peu, l’a hissé au sommet de cet art, et s’est évaporée ensuite pour laisser place à d’autres envies, d’autres challenges. La vie est courte, l’homme curieux doit faire vite pour assouvir tous ses désirs. Loin pourtant d’être un homme pressé, lui qui aime par dessus tout prendre son temps, le temps de la contemplation mais aussi le temps de l’analyse. En proie alors à un perpétuel dilemme.

Sa vie aujourd’hui, elle est en Arctique. Depuis 2006, Gilles dirige le Camp Arktika, un camp d’élevage de chiens d’attelage et de races primitives sibériennes tel que le Taïmyr. Le Camp se situe en Laponie finlandaise, à 300 kilomètres au Nord du cercle polaire et de Rovaniemi sur la route du cap Nord, tout près d’Ivalo.

Travailleur, opiniâtre, rigoureux, exigeant, perfectionniste, persévérant, à l’instar de tous les grands aventuriers.  Un véritable challenge que d’essayer de le suivre ; peu sont ceux qui peuvent se targuer d’y être arrivés.

Nous avons rencontré Gilles à son retour d’une navigation de 10000 kilomètres d’Islande à Nome à bord de son bateau Arktika. Un des rares voiliers à avoir réussi la traversée du Passage du Nord-Ouest au cours de l’été 2013. 

Il nous parle de sa prochaine expédition, une dérive en solo pendant deux ans dans l’océan glacial Arctique, 120 ans après celle du Fram de Fridtjof Nansen.  Un autre projet grandiose donc.  A l’image du personnage.  Départ prévu pour l’été 2014.

Entretien avec un explorateur solitaire, un passionné d’absolu, un grand nom de l’histoire des pôles, entretien avec Gilles Elkaïm.

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D’où vient votre passion pour les régions polaires et l’aventure en général ?

C’est le cheminement d’une vie, la suite logique de lectures, d’images, de rencontres.

Enfant, j’étais marqué par les images de paysages que l’on nous montrait en cours d’histoire-géo, par les conférences que des aventuriers donnaient à l’école.

Puis, un jour, c’est l’étincelle à l’évocation de l’aventure, de l’ailleurs, je ne sais pas trop pourquoi.  J’ai su qu’il était temps pour moi de partir.  Je ne me suis posé aucune question car j’étais prêt, j’étais assez mûr pour vivre l’aventure.  En 1983, à 23 ans, j’ai traversé pendant trois mois l’Islande du Nord au Sud, en solitaire, sans savoir alors si je supporterais le solo.  Je me suis passionné de montagne et de spéléo pendant mes études de physique à Grenoble. Je savais donc que je serais à l’aise en pleine nature.  Par contre, je pratiquais la spéléo en groupe.  En Islande, je me suis retrouvé seul face à la nature et aux éléments.  C’était la première fois que j’étais confronté à la solitude.  A 24 ans, j’ai passé une année entière dans le petit village de Qequertaq près d’Ilulissat sur la côte Ouest du Groenland. J’y ai appris le groenlandais, l’élevage de chiens d’attelage, la chasse au phoque, la pêche sur la banquise, le raid en solitaire en traîneaux à chiens.

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Au fil des expériences, des rencontres, les connections se sont faites, et j’ai développé une passion pour le Grand Nord.

J’ai toujours vécu ma passion à 100%.  Je ne l’ai jamais concilié avec une vie professionnelle qui n’y soit pas liée.  Certes, j’ai été professeur de physique pendant quelques années mais c’est une activité que je n’ai exercée que ponctuellement, uniquement pour financer mes expéditions.  A vrai dire, je ne sais pas concilier.  Quand je travaille sur un projet, je suis dessus à 100%.  Je ne fais pas de compromis.  Quand j’ai un but, je fais abstraction de tout le reste, et je sais que je vais l’atteindre coûte que coûte.  Cela me prend aux tripes.

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Pour arriver à mener à bien des expériences exigeantes, il faut travailler beaucoup, et avoir une grande force mentale pour pouvoir faire de nombreux sacrifices.  Je crois que la force mentale est innée.  A la naissance de mes chiens, par exemple, j’ai su immédiatement quels chiens auraient le mental et quelle place dans la meute j’allais leur donner en conséquence.  La passion permet de développer cette force mentale.  La motivation ne suffit pas.  Certains stagiaires – je propose des stages de plusieurs mois de formation à la gestion et au dressage de chiens de traîneaux ainsi qu’aux techniques de vie et de survie en milieu polaire – ne restent qu’une journée au Camp Arktika, ils ne tiennent pas le coup ; ils sont certes très motivés, mais il leur manque la passion.  Ce sont les raisons qui expliquent que certains se démarquent, les meilleurs sont ceux qui ont la hargne.  Je suis persuadé que cette force mentale et cette passion m’ont permis de réaliser mes rêves d’aventure.

Quand et comment avez-vous acquis le bateau Arktika avec lequel vous allez traverser l’océan glacial Arctique ?  

Je l’ai acheté en 2011.  Cela faisait alors une vingtaine d’années que je voulais acquérir un bateau.  Je ne l’ai pas fait plus tôt par manque de moyens financiers.  J’ai monté le camp Arktika en 2006 afin d’élever des chiens de traîneaux et les préparer à la traversée de l’océan glacial Arctique.  Peu à peu, je me suis laissé tenter par l’activité touristique – je propose notamment des « séjours », en mode raid, d’initiation à la vie sauvage et à la conduite d’attelage à l’intérieur et à proximité du Camp – principalement pour avoir des revenus, toujours dans le but d’acquérir un bateau.  Je me suis donc sédentarisé pendant plusieurs années.  Je n’étais pas formé au tourisme, j’ai appris sur le tas.  Cela a payé, l’activité du Camp m’a permis d’obtenir la confiance des banquiers.

J’ai cherché Arktika pendant de nombreux mois, je voulais que ce bateau ait des caractéristiques bien précises.  C’est un bateau construit en 1984 très solide.  J’ai passé beaucoup de temps à retravailler la coque pour qu’elle soit adaptée à la navigation polaire.  Je l’ai mis en chantier à Hyères puis à la Rochelle.  Je l’ai testé pour la première fois en 2012 lors d’une expédition de quatre mois sur la côte Est du Groenland d’Anmassalik au Scoresby Sund.  Il s’est très bien comporté.  Il a ensuite hiverné en Islande où je l’ai mis à nouveau en chantier pendant deux à trois mois.  Le Passage du Nord-Ouest l’été dernier m’a permis de confirmer la fiabilité de la machine !

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Le Passage du Nord-Ouest était-il un vieux rêve ? Aviez-vous pour objectif de boucler le tour de l’Arctique après avoir franchi le Passage du Nord-Est de 2000 à 2004 ? Ou le Passage du Nord-Ouest était-il seulement une étape avant la traversée de l’océan glacial Arctique vous permettant de confirmer la fiabilité de votre bateau ?

La traversée avait deux objectifs, d’une part, confirmer effectivement la solidité du bateau et, d’autre part, installer mon bateau sur le détroit de Béring afin qu’il soit prêt pour mon expédition l’année prochaine.

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Je n’avais pas pour objectif de boucler le tour de l’océan Arctique par les deux Passages.  Bien sûr, j’y ai pensé pendant mon expédition Arktika.  J’avais alors de très bons chiens.  J’ai pensé un moment continuer dans la foulée avec eux au-delà du détroit de Béring.  J’ai fait une pause pendant neuf mois dans une cabane en Sibérie pour réfléchir, entre autres, à ce que je voulais faire après.  Il me restait 1200 kilomètres seulement avant la falaise de Béring, il fallait vraiment que je prenne une décision quant à ce que j’allais faire et quel serait mon point de chute après Arktika.  Je n’avais plus rien, plus d’attache.  J’ai finalement décidé de ne pas continuer.  Je voulais mettre un point final à l’expédition.  Ce qui marque la fin d’une expédition, c’est la rédaction d’un rapport, c’est-à-dire l’écriture d’un livre ou la réalisation d’un film.  Je voulais mettre un terme à cette expérience avec un livre.  J’avais peur d’oublier.  Si j’étais resté 6-7 ans dans les deux Passages, j’aurais perdu beaucoup de choses.Gilles Elkaim 2

La glace a contraint beaucoup de bateaux à abandonner leur traversée du Passage du Nord-Ouest l’été dernier.  Comment cela s’est passé pour vous ?

Le Passage du Nord-Ouest en général est particulièrement difficile.  Peu de navires osent affronter ce dédale de glaces.  C’était d’autant plus difficile cette année car il s’est ouvert très tard et la météo était exécrable, avec coups de vent sur coups de vent. Une dizaine de bateaux seulement a franchi le Passage l’été dernier.

De notre côté, nous n’avons pas eu de difficultés à cause des glaces, au contraire il en manquait !  J’aurais voulu qu’il y en ait davantage pour tester Arktika.  Ce sont plutôt les gros coups de vent qui ont rendu notre traversée compliquée.

De nombreux bateaux ont abandonné car ils se sont présentés trop tôt à l’entrée du Passage, dans le détroit de Bellot.  Je pense que nous avons réussi car nous nous sommes présentés tardivement – début septembre.  Nous étions les derniers.  Le Passage s’est ouvert quand nous sommes arrivés dessus !  Au début de l’été, mon bateau était en Islande.  Avant le Passage, nous avons donc dû rejoindre la côte Est du Groenland depuis l’Islande, puis passer le cap Farewell, et remonter le long de la côte Ouest jusqu’à Thulé.  Nous sommes partis d’Islande le 7 juillet.  Nous nous sommes présentés face à Anmassalik sur la côte Est du Groenland le 10 juillet.  Nous sommes partis de Thulé le 21 août, au moment où de nombreux bateaux étaient bloqués dans le détroit de Bellot.  A Cambridge Bay et à Tuktoyaktuk, les Inuits étaient surpris de nous voir car les bateaux qui nous précédaient leur avaient indiqué qu’il n’y avait plus personne sur le Passage !

Le Passage du Nord-Ouest a été le tronçon le plus facile pour nous.  Le tronçon le plus difficile a été le passage de la côte Farewell au Sud du Groenland, avec des glaces pluriannuelles très dangereuses et de très forts coups de vent.  Nous étions prêts à évacuer.  Nous ne nous sommes jamais retrouvés dans ce type de situations sur le Passage du Nord-Ouest.  Mes co-équipiers – mécanicien, marin et cuisinier-, malgré leur faible experience polaire, ont montré beaucoup de sang froid quand je leur ai dit qu’il fallait s’équiper pour une évacuation.  Nous nous en sommes sortis aussi grâce à leur comportement très pro.

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Je n’ai pas particulièrement apprécié ce Passage du Nord-Ouest parce qu’il faut le traverser vite pour ne pas rester bloqué.  Et il était très ingrat, ardu, à cause du mauvais temps.  Les lumières n’étaient pas belles.  L’eau était opaque.  Les seuls moments où nous étions ravis, c’est quand il y avait de la glace !

Personne ne réalise le Passage du Nord-Ouest de la même manière.  Certains se font ouvrir la voie par les gardes côtes canadiennes ou par des brise-glace.  D’autres abandonnent le bateau pendant l’hiver et le retrouvent l’année suivante.  Je constate que beaucoup de bateaux sont inadaptés au Passage du Nord-Ouest – le Passage étant souvent libre de glace, les marins estiment qu’il n’est pas nécessaire d’avoir un bateau adapté à la navigation polaire.  Puis, c’est un effet de mode, le défi consistant justement à traverser le Passage avec un bateau inadapté !

Pourriez-vous nous parler un peu plus de votre projet de traversée de l’océan glacial Arctique ?

Mon objectif est de me laisser prendre dans les glaces l’été prochain au niveau des îles de Nouvelle-Sibérie et de dériver comme Nansen l’a fait avec le Fram.  La dérive devrait durer deux ans, peut-être un peu moins.  Je veux prendre le temps pour découvrir l’océan Arctique et non pas aller vite comme sur le Passage du Nord-Ouest.

Prendre le temps, c’est ce qui me différencie des autres explorateurs, je crois.  Pour la plupart d’entre eux, trois années auraient été largement suffisantes pour rejoindre le détroit de Béring depuis le cap Nord. J’ai voulu le faire en quatre ans, seulement pour prendre le temps.

Je vais partir avec sept chiens, en totale autonomie, sans aucun ravitaillement.  Je n’aurai aucun contact humain pendant deux ans.  C’est la première fois que je vivrais pendant deux ans sans croiser personne.  J’aurai certes des moyens de communication pour partager mon expérience, mais ce n’est pas comparable au contact physique.  Je vais explorer mes limites mentales.  Au début, je prévoyais cette dérive en équipe.  J’ai su que je la ferai seul l’été dernier dans le Passage du Nord-Ouest.  J’ai envie d’être seul à seul avec la nature pour le challenge.  Je n’ai pas envie de gérer les difficultés humaines, les enguelades, les pétages de plomb, etc.

Gilles Elkaim 6Je quitterai le bateau pendant un mois pour rejoindre le pôle Nord en traîneaux à chiens. J’aimerais que ce soit fin février.  Quand je le quitterai, le bateau devrait être à deux degrés du pôle, je devrais avoir 500 kilomètres aller-retour à parcourir en traîneaux, avec parfois des chenaux d’eau libre à traverser – ce qui n’est pas simple à gérer avec les chiens.  Des personnes au QG suivront le bateau avec des balises de tracking et me communiqueront son emplacement pour que je puisse le retrouver au retour.

J’espère y arriver.  Tara l’a fait, Nansen aussi, alors je suis optimiste.  Naturellement, il faut faire confiance à la chance aussi – si le bateau est broyé en mon absence, par la glace ou par un ours par exemple, l’aventure s’arrêtera là.  Peut-être que le bateau sera brisé, peut-être que je sortirai indemne dans l’Atlantique, on verra.

Si j’y arrive, ce sera la première traversée de l’océan glacial Arctique en solitaire et en autonomie.  Jamais Homme n’a été seul pendant si longtemps.  Ce sera aussi la première fois que le pôle Nord sera atteint en traîneaux à chiens en solo et sans assistance – ce qui doit toutefois être relativisé car je ne partirais pas de la Terre mais du milieu de l’océan.  Enfin, j’aimerais qu’Arktika dérive jusqu’à une latitude plus élevée que Tara ou que le Fram.

Mon premier objectif est de sensibiliser l’opinion publique sur la fonte des glaces et le réchauffement climatique.  Je profiterai de mon expédition pour effectuer des relevés scientifiques si on me le demande.  Mon second objectif est de témoigner de la beauté de l’Arctique.

J’ai commencé à penser à ce projet en 2000, quand je me suis lancé sur le Passage du Nord-Est.  Généralement, quand un aventurier débute une expédition, il a déjà en tête la suivante !

Il m’a fallu dix ans après Arktika pour me lancer.  En principe, il vaut mieux rebondir très vite après un projet pour profiter de la communication et des contacts noués avec les sponsors.  Au cas d’espèce, je n’avais pas d’autre choix que de prendre le temps d’élever mes chiens, de rassembler les fonds, de trouver le bateau, de le conditionner à la navigation polaire, et de le tester.  Et puis, comme je l’indiquais, j’aime prendre le temps.

J’ai arrêté la date de l’expédition l’été dernier lorsque j’étais sur le Passage et que j’ai pu constater que le bateau résiste très bien.  Je n’ai jamais été impatient durant ces années.  Je savais qu’il fallait que je pose les briques les unes après les autres pour pouvoir construire mon projet.  C’est vrai que parfois on se sent loin du projet, j’ai élevé des chiens pour mettre un bateau au pôle Nord ! Le rapport au temps est le même que durant l’expédition elle-même.  Au cours de l’expédition Arktika, je savais que j’allais vers Béring mais je n’étais pas impatient, je pensais à ce que j’allais faire au jour le jour.

Je mettrai bientôt en ligne mon nouveau site.  Je réfléchis aussi à un nouveau Facebook.  Je pense que je ferai une première communication officielle le 8 décembre à la Maison des Océans à Paris lors de la première diffusion de mon film sur le Passage du Nord-Ouest.  Je n’aime pas trop la communication, je préfère généralement que les gens viennent vers moi.  

Vous avez consacré une partie de votre vie à l’Arctique.  Et l’Antarctique ?

J’aime beaucoup l’Antarctique.  Ceci étant, c’est compliqué d’y aller.  En effet, je ne veux pas y aller en avion.  Je préfèrerais m’y rendre par la mer.  Puis, les chiens sont interdits en Antarctique.  C’est un obstacle supplémentaire pour moi.  Tirer une pulka et skier ne m’intéresseraient pas.

Pour finir, quelle est l’expérience de votre vie que vous avez préférée ?

J’ai beaucoup apprécié l’année que j’ai passée au Groenland dans une communauté Inuit.  C’était une découverte totale.  J’étais jeune.  Je n’oublierai jamais la rencontre avec le peuple groenlandais.  Je suis repassé au village à plusieurs reprises après, et notamment l’été dernier.  Je m’attendais à revivre ce que j’avais vécu, mais je n’ai retrouvé personne.  Je n’ai pas osé aller voir les vieillards du village.  Tout le monde me regardait comme un touriste, ce qui était assez douloureux.  Cela m’a rendu nostalgique.

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Arktika de 2000 à 2004, je crois que j’aurais du mal à faire plus difficile ! Je suis allé très loin en moi-même.  Au niveau mental, la traversée de l’océan glacial Arctique sera peut-être plus difficile car je serai seul alors que je croisais beaucoup de monde lors d’Arktika.  Au plan physique, ce sera certainement plus facile car je serai dans mon bateau, alors que j’ai été nomade, campeur pendant quatre ans en Sibérie.

Si je dois en retenir qu’une seule, je dirais Arktika.  Arktika est le fil conducteur de ma vie.  J’ai d’ailleurs donné ce nom à mon bateau, à mon camp.

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