Mois : janvier 2013

Marathon du Pôle Nord 2013

Préparation pour le Marathon du Pôle Nord – Step 3 : entraînement en chambre froide


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Il faut compter deux fois plus de temps pour courir le Marathon du Pôle Nord qu’un marathon classique. Il y a deux raisons à cela :

  1. les conditions climatiques – températures de l’ordre de -25°C à -35°C (et parfois moins…); et,
  2. l’irrégularité de la surface au sol – neige et glace – des crêtes de pression étant créées par les frictions et chevauchements des blocs de glace. Le vent peut également créer des congères.

Notre entraînement spécifique consiste en conséquence principalement à courir sur la plage ou la neige (avec des raquettes aussi car celles-ci peuvent s’avérer indispensables le jour J en fonction de l’état de la neige) et dans un entrepôt frigorifique en froid négatif (-25°C) afin de tester la résistance du matériel au froid, la conservation de chaleur et la gestion de la transpiration (car transpiration = eau = givre ou glace à -25°C !).

Premier test donc ce samedi en entrepôt frigorique, pour une sortie de 2 heures à vitesse spécifique.

Nous sommes chaleureusement accueillis au sein des entrepôts frigoriphiques d’OrlyGel  (à Orly).

OrlyGel

Après quelques explications sur le fonctionnement de l’entrepôt, c’est parti pour cette première séance. L’objectif du jour est surtout d’évaluer les premières sensations de course à -25°C et c’est également l’occasion d’utiliser deux des masques fournis par notre partenaire Oakley (Canopy pour Jérémie et A-Frame pour Stéphanie).

Steph & Jérémie OrlyGel

Résultats : nous avons eu un peu froid… une fois sortis de l’entrepôt ! Et un peu trop chaud en réalité durant l’entraînement, ce qui n’est toutefois pas une surprise dans la mesure où notre équipement reste à ce stade à compléter – savant dosage de superposition de couches pour ne pas perdre trop de chaleur tout en évacuant suffisamment la transpiration.

Après une heure de course, nous observons déjà que la couche extérieure commence à givrer ou à durcir en raison du froid. Les masques Oakley sont efficaces, la double lentille permettant de limiter significativement le givre – malgré un rythme plus soutenu en fin de séance.

Steph & Jérémie Entrepôt

A suivre donc – prochaine séance de trois heures début février (avant des séances de 4 à 6 heures pour tester l’équipement sur des sorties plus longues).

Marathon du Pôle Nord 2013

Préparation pour le Marathon du Pôle Nord – Step 2


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Nous avons profité de quelques jours de congés pour rechausser skis de randonnée et skis de fond et poursuivre notre préparation dans les Alpes. Au programme donc, du dénivelé positif en ski de randonnée et des kilomètres en skating – de bons exercices de glisse pour remplacer nos séances de fractionnés parisiennes !

Semaine ponctuée par une participation au Dynafit Ski Touring Courchevel, une course nocturne de ski alpinisme organisée chaque semaine au départ du Praz pour 3,2km de montée et 500m de dénivelé positif en contre-la-montre, à la lumière des frontales. Cette semaine, de nombreux spécialistes sont présents au départ. Les efforts physiques que nous avons fournis les jours précédents ont rendu l’épreuve plus difficile que prévue, et nous en garderons d’autant plus un bon souvenir.

Ceci étant, les chaussures de running ont également pu profiter de la poudreuse ! Nous n’avons pas résisté à quelques sorties en CAP dans la neige – avec ou sans la frontale… Une bonne semaine de préparation donc, en attendant la suite et notamment le test des équipements en entrepôt frigorifique.

Steph running snow

Association Petits Princes, Entretien avec...

Rencontre avec l’Association Petits Princes – Donner vie aux rêves des enfants gravement malades


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Au-delà du défi physique et mental, nous courrons le Marathon du Pôle Nord le 9 avril prochain pour soutenir l’Association Petits Princes.

Steph & Jérémie Association Petits Princes

Il y a quelques jours, nous avons été chaleureusement accueillis au siège de l’Association Petits Princes par Catherine, chargée de missions.  C’est au sein de petits bureaux cosys aux murs couverts de sourires d’enfants que les 65 bénévoles et 16 salariés de l’association s’affairent pour continuer à réaliser toujours plus de rêves pour les enfants gravement malades.     

Cette visite a aussi été l’occasion pour nous de rencontrer Dominique Bayle, cofondatrice de l’Association Petits Princes, une femme passionnée, spontanée, pleine d’humour, et sportive.  Mais aussi Cécile, coordinatrice de l’équipe des rêves, Sylvie, chargée des relations avec les hôpitaux, Chahnaz, chargée des partenariats, Matthieu, Directeur des partenariats et de la communication, Florence et les autres membres de l’équipe communication, Coralie, Danielle et quelques autres fées de l’équipe des rêves. 

Résumé de notre entretien. 

Comment est née l’Association Petits Princes ?

L’Association Petits Princes a été créée en 1987 par Marie Bayle, infirmière, et Dominique Bayle, professeur de sport et moniteur de ski.  C’est en lisant un article dans le Figaro sur une association étrangère réalisant les rêves d’enfants gravement malades que le déclic a eu lieu et que Marie et Dominique décident de créer une association avec le même objet en France. Elles rencontrent Frédéric d’Agay, petit neveu d’Antoine de Saint Exupéry, qui soutient le projet en leur accordant le droit d’utiliser le nom “Petits Princes”.  L’Association Petits Princes est née, et avec elle, le rêve à l’hôpital est devenu envisageable en France. L’Association Petits Princes vient de fêter son 25ème anniversaire au cours d’une journée exceptionnelle à Disneyland Paris (vous pouvez retrouver une vidéo résumant cette journée en cliquant sur la photo ci-dessous).

Petits Princes 25 ans

Comment avez-vous personnellement rencontré l’Association Petits Princes ?

J’ai travaillé pendant dix ans dans le milieu de la finance.  Ma banque était partenaire de l’Association Petits Princes. Au cours d’un séminaire, elle a organisé une tombola dont les profits étaient reversés à l’Association. C’est à cette occasion que j’ai rencontré les membres de l’Association. Je les ai revus ensuite à plusieurs reprises.  Puis, un jour, j’ai sauté le pas. Je suis salariée de l’Association depuis un an et demi, responsable des partenariats avec les particuliers, les établissements scolaires, les mairies et les associations.

Quel est le rôle de l’Association Petits Princes ?

La mission de l’Association est de permettre à des enfants gravement malades de réaliser les rêves qui leur tiennent à cœur. Rencontrer son sportif ou son artiste préféré ou nager avec des dauphins permet à l’enfant de parler d’autre chose que de la maladie, de se projeter dans l’avenir et de trouver une énergie supplémentaire pour se battre.

Nous mettons en œuvre les rêves personnels de chaque enfant.  C’est du sur-mesure !  La mise en œuvre du rêve prend généralement plusieurs semaines, plusieurs mois, de façon à ce que l’enfant puisse y penser pendant les moments plus difficiles et puisse se projeter dans l’avenir vers un événement positif.  Les médecins décalent parfois la date d’un traitement lourd après le rêve lorsqu’ils considèrent que l’enfant sera plus fort psychologiquement s’il a réalisé son rêve avant le traitement.

Une caractéristique essentielle de l’Association est le suivi des enfants dans la durée.  A partir du moment où un enfant devient un « petit prince » ou une « petite princesse », l’Association est à ses côtés tout au long de la maladie et l’enfant va pouvoir réaliser plusieurs rêves, en fonction de ses traitements et hospitalisations. A chaque fois que l’enfant va moins bien, nous mettons en place un autre rêve.

L’objectif est également d’impliquer toute la famille dans la réalisation du rêve. Lorsqu’un enfant est gravement malade, il est fréquent qu’un parent s’arrête de travailler pour s’occuper exclusivement de lui, ce qui amoindrit les ressources financières du foyer et fragilise le noyau familial.  Il arrive aussi qu’un des deux parents doive parfois s’éloigner de la famille pendant plusieurs semaines lorsque l’enfant est hospitalisé dans une ville lointaine.  Les frères et sœurs ont donc parfois du mal à accepter que leur frère ou sœur occupe toute l’attention de leurs parents.  Le rêve devient alors un élément positif qui se réalise grâce à l’enfant malade et qui permet de resserrer les liens familiaux.

Les rêves permettent aussi aux autres de considérer l’enfant malade comme celui grâce à qui un événement positif arrive. Nous suivons, par exemple, un enfant qui était rejeté par les élèves de sa classe à cause de sa différence. Son rêve était de rencontrer son joueur de football préféré. Cette rencontre a eu lieu et a été médiatisée. Suite à la réalisation de ce rêve, il est devenu la star de son école, tous les enfants voulaient venir chez lui afin de voir les photos qu’il avait prises avec le joueur !

Association Petits Princes 1987 - 2012

Qui sont les personnes qui travaillent pour l’Association Petits Princes ?

65 bénévoles travaillent pour l’Association, dont 45 dans l’équipe des rêves. Les bénévoles sont présents deux jours par semaine au siège de l’Association et sont également disponibles les jours où les rêves des enfants qu’ils suivent se réalisent.

L’Association n’a pas d’antenne en province car nous préférons que tous les bénévoles bénéficient de la même formation, des mêmes conseils et soient réunis dans un même lieu.

Dans la mesure où l’Association est aux côtés des enfants durant plusieurs années, nous demandons aux bénévoles de s’engager pour une période de deux ans au minimum pour ne pas que l’enfant change d’interlocuteur régulièrement.

Nous recherchons actuellement d’autres bénévoles, afin de pouvoir compter sur une cinquantaine de bénévoles dans l’équipe des rêves en fin d’année 2013, afin de répondre aux demandes de rêves de plus en plus nombreuses.

Nous avons également une équipe hôpital qui est en contact avec les 150 hôpitaux avec lesquels nous sommes en lien.  Cette équipe se rend fréquemment dans les hôpitaux pour rencontrer les nouveaux médecins, instituteurs, assistantes sociales, infirmiers.

L’Association emploie également 16 salariés qui travaillent au sein des fonctions support (finance, comptabilité, communication, partenariats, etc.), et à la direction.

Nous avons aussi un médecin parmi nos bénévoles et un médecin parmi nos salariés.

25 ans©Marc Chazelle

Qui sont les 1800 enfants que l’Association Petits Princes suit ?

Les enfants que nous suivons ont une maladie lourde, 60% ont un cancer ou une leucémie et 40% ont une maladie génétique. Ils ont entre 3 et 18 ans. 70% des enfants que nous suivons vivent en province.

Nous avons des liens étroits avec 150 hôpitaux. Les médecins parlent de l’Association aux enfants dont le traitement est compatible avec la réalisation de rêves et à leurs parents.  Si les enfants et les parents sont intéressés, les équipes médicales se rapprochent de nous.

Nous recevons de plus en plus de demandes car l’Association est de plus en plus connue.  Il y a de plus en plus d’associations mais les hôpitaux ont tendance aujourd’hui à recentrer leur partenariat sur une ou deux associations. Aujourd’hui, nous avons dix nouvelles demandes de rêves par semaine alors que nous n’en avions que trois il y a quelques années.

Que deviennent les enfants que vous avez suivis une fois qu’ils sont guéris ?

L’Association Petits Princes fait partie intégrante de leur vie. Certains reviennent nous voir pour nous présenter leur conjoint, leurs enfants. Ces moments sont aussi très émouvants pour nous.

Quel est le profil des partenaires et donateurs de l’Association Petits Princes ?   

Une cinquantaine d’entreprises nous soutiennent financièrement, au travers d’opérations externes ou d’événements fédérateurs en interne. Par exemple, cette année, la Fondation Bouygues Telecom a proposé aux salariés de l’entreprise de faire un maximum de pas dans une journée pour générer un maximum de dons. Les salariés marchaient pendant les réunions, en mangeant, etc! Ils ont fait l’équivalent d’un Paris-New-York!

Des établissements scolaires nous soutiennent également. Ils organisent par exemple des cross. Une école à Versailles a préparé un calendrier de l’Avent solidaire. D’autres écoles ont organisé des marchés de Noël au profit de l’Association.

Des particuliers nous soutiennent aussi.

Ceci étant, contrairement à d’autres associations, nous ne faisons jamais d’appels aux dons par e-mails ou de publicité dans les magazines sauf pour faire appel à des candidatures de bénévoles, car nous voulons utiliser les dons que nous recevons uniquement pour la réalisation des rêves d’enfants.

Comment se passe la construction d’un rêve ?

Nous sommes régulièrement en contact téléphonique avec l’enfant afin de définir précisément son rêve et d’établir un lien avec sa famille et lui. Les bénévoles ne se déplacent pas à l’hôpital de façon à ce que les enfants n’associent pas l’Association Petits Princes au monde hospitalier. Le bénévole voit donc l’enfant, dans la majorité des cas, pour la première fois le jour de la réalisation du rêve.

Pour chaque rêve, on garde une part de mystère, de surprises, pour que la journée soit encore plus exceptionnelle. On remet ensuite à l’enfant un album photo et des souvenirs du rêve pour que l’effet bénéfique de la journée dure plus longtemps.

Ce sont des moments exceptionnels, émouvants, et ce d’autant plus quand la famille vous confie qu’elle ne l’a pas vu aussi heureux depuis longtemps.

Quels sont les rêves qui vous ont le plus marquée ?

J’avoue avoir un faible pour les rencontres des petites filles avec des princesses.  Je me souviens d’une petite fille qui voulait savoir si les princesses portent des chaussures!

Certains rêves sont récurrents, comme celui d’aller à Disneyland. D’autres rêves sont atypiques.  Un enfant que l’on suit est passionné d’origami. Nous lui avons permis de réaliser son rêve, et ses origami ont été référencés sur le site d’un origamiste professionnel.  Nous l’avons aussi aidé à exposer ses origami dans la bibliothèque municipale de sa ville.  Puis, quelques mois plus tard, nous avons organisé une rencontre avec un célèbre origamiste  américain lors d’une convention internationale à Bilbao.

Avez-vous déjà été confrontés à des rêves impossibles à mettre en œuvre ?

Non.  Il est vrai que certains rêves sont plus difficiles à réaliser que d’autres. Ceci étant, aucun n’est impossible. Les enfants sont très matures et savent que s’ils demandent quelque chose d’impossible, comme aller sur Mars, cela ne se réalisera pas. Et, ils veulent vraiment que leur rêve se réalise !  Les rêves des enfants ne sont donc jamais déraisonnables.

Un des rêves les plus difficiles à réaliser est la rencontre avec les personnalités car elles sont très sollicitées. Quand un rêve est long à réaliser, on demande à l’enfant de formuler un autre rêve pour le faire patienter.

L’Association Petits Princes a-t-elle déjà réalisé des rêves en rapport avec la course à pied ?

Plusieurs enfants ont rencontré Christophe Lemaître. Par contre, aucun enfant n’a demandé de rencontrer un marathonien ! Les rêves sportifs sont davantage liés au football et au tennis. Nous avons accompagné plusieurs enfants au Jeux Olympiques de Londres l’été dernier.

Si vous voulez nous aider à soutenir l’Association Petits Princes, nous vous invitons à cliquer sur le lien suivant : http://www.alvarum.com/stephaniegicquel

Stéphanie & Jérémie - Running Association Petits Princes

Entretien avec..., Marathon du Pôle Nord 2013

Interview with Richard Donovan – 7 Marathons, 7 Continents, Under 5 Days


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Richard Donovan Running
(c) Richard Donovan

The first marathon at the North pole occurred in 2002 when Richard Donovan covered the distance alone. Since then, Richard organizes the North Pole Marathon every year. In addition to organizing the world’s northernmost marathon, he also organizes the world’s southernmost marathon, the Antarctic Ice Marathon. 

Richard is a 46-year-old Irish runner and marathoner who has completed some of the most diverse ultra-marathon races on earth.  His races cover not only vast distances, but take place in a variety of extreme climatic conditions and circumstances: from the mind-numbing cold of the South pole to the scorching heat of the Sahara Desert; from the sea level of native coastal Ireland to the altitude heights of the Andes and Himalayan mountains; and from baking sand dunes to snow and ice.

He worked previously as an economist. His life radically changed in 2002, when he ran seven ultra-marathons on seven continents within the space of a year.  He then decided to dedicate his life to running activities.  In the past ten years, he has won several off-road events, such as the Antarctic Ice Marathon, the Inca Trail Marathon, the Everest Challenge Marathon, the Antarctic 100kms, and the Himalayan 100-Mile Stage Race.  Between January 30 and February 5, 2009, he set a world record for running seven marathons on each of the seven continents in fewer than six days, spending almost half of this time in the air getting from one marathon destination to the other! In February 2012, he improved his own record by completing seven marathons on seven continents in 4 days 22 hours and 3 minutes (the World Marathon Challenge 2012).

Interview of an exceptional extreme runner, Richard Donovan, thanks to whom we will get to run the North Pole Marathon on April 9, 2013.

Richard Donovan Antarctic 100k
(c) Richard Donovan

Why have you decided to run a marathon at the North pole in 2002?

In 2002, I had set a big goal to run seven difficult ultra-marathons on seven continents in one year.  That is why, on January 22, 2002, I participated in the inaugural – and only – South Pole Marathon. This marathon has never been organized since. There were only six competitors registered, and three of them decided not to run after spending some time in the Antarctic! The race was difficult because of the temperature (-50°C) and the altitude (9000 feet). And we faced huge logistical problems (Richard finished first).

A few weeks after the race, I heard that the second placed finisher, Dean Karnazes, was planning on running a marathon at the North Pole. I wanted to get to the North Pole before him to be the first person to run a marathon at the North Pole. I succeeded in doing so and ran a solo marathon at 90°N on April 5, 2002. A Russian copter dropped me off, and I just repeated a circular route. We recorded the distance with GPS.  Dean Karnazes must have decided not to run a marathon at the North Pole but this “friendly” competition with Dean was a large part of my decision to run there. I also knew that this was an opportunity to be the first to run a marathon at both poles.

How did the North pole compare to the South pole?

It was actually colder at the North Pole that year because of very strong winds, but it felt much less severe because there was no altitude. The landscape at the North Pole is quite different in that you have all these small little ice hills, while the South Pole has much more level terrain.  But in general, the run at the North Pole seemed quite easy compared to the South Pole Marathon. It took me a while to recover from the general weakness I experienced after the South Pole trip.  Clearly, the big difference is the altitude. At the South Pole, just trying to move is awful. It’s just not built for people to try to do distance runs.

Richard Donovan 100k-4leaders
(c) Richard Donovan

Which edition of the North Pole Marathon was the most difficult?

Probably the 2006 race. It was not very cold but the surface was so uneven that the race was extremely difficult. The terrain was quite trying, comprising deep snow in patches and a very uneven and unpredictable surface, making it difficult to get a rhythm going.

Do you think that the North Pole Marathon could be jeopardized by the Arctic icemelt?

In the past couple of years, there are more and more competitors. The economic crisis has had no impact. And I think that the Arctic ice melt will certainly have no impact in the short term. This problem is peripheral but does not so far significantly impact the geographic North Pole itself even if the ice is less and less thick. But clearly, the Russian base camp Barneo is now set up for a few weeks only whereas it was set up for a longer period when I began to organize the North Pole Marathon in 2003. And, it is more and more difficult to find an ice block to build the runway for the Antonov.

How do you prepare an extreme race as the North Pole Marathon, the Antarctic Ice Marathon, the Antarctic 100kms, or the World Marathon Challenge 2012?

I prepared the World Marathon Challenge 2012 in a few days only!! I am used to running 90-100 miles a week so I do not need any specific preparation before an events like that. My legs and muscles have memories. I usually have no time to do a specific preparation. It was only in mid-January, 2012 – as I was going to Antarctica anyway at the end of January – that I decided to run seven marathons on each of the seven continents in less than five days on the way home.  I started the World Marathon Challenge 2012 in Antarctica on February 1st, 2012!

The marathons on the continents were more a logistical challenge than a physical challenge. Running was the easy part! However, the World Marathon Challenge 2012 required a physical demand too, but in a different manner than the other extreme races you mention. I commenced a marathon in Antarctica on February 1, 2012 several hours before a Russian cargo plane’s scheduled return flight to Cape Town. At Cape Town, I had app. 9 hours to disembark the plane, leave the airport, run the marathon and return to check in for my next flight to Sao Paulo. In Brazil, I had even less time, 8 hours and 50 minutes. One late flight would have scuppered the entire record attempt.  I was unable to stay anywhere en route and suffered from major sleep deprivation. I slept little even during flights. Marathon fatigue and flying fatigue accumulated.  The impact of extreme temperature fluctuations are also a factor of fatigue with a substantial difference in temperature between the marathons.

Richard Donovan Running 2
(c) Richard Donovan

How many marathons and ultra-trails have you run? Which one did you like best?

I have no idea…a lot!! I began to run marathons and ultra-marathons in 2002.  The only race I have participated before 2002 was the Marathon des Sables as a once-off in 1999.

The Jungle Marathon in Brazil is very nice. The environment is fantastic. It was a unique experience.  I also like the Trans 333 across the Sahara Desert in Africa. The Inca Trail in Peru is really nice too. There is a high altitude (14000 feet).

What is the most difficult race to which you have participated?

The Jungle Marathon because I became dehydrated and suffered acute renal failure (kidney failure).  I recovered however. And there is no protection against animals. It gets you to run faster!!

Do you practice other sport activities?

I played rugby when I was younger. I practice boxing a few days a week. I do not have much time for other sports.

What are your future projects?

Last month, I was in Chile. I am about to organize a “volcano marathon” at San Pedro de Atacama (18000 feet).  Two races would be proposed to the competitors: a 100kms and a marathon. It would be the highest marathon in the world.

I also have various polar projects. I would like to organize a race in Antarctica combining skiing, cycling and running that would take place at the same location as the Antarctic Ice Marathon. I also plan to run across Antarctica in December 2013.

Richard Donovan Running 3
(c) Richard Donovan