Mois : novembre 2012

Entretien avec...

Entretien avec Vincent Hilaire – Photographe des pôles


Un commentaire

« Il est temps de vivre la vie que tu t’es imaginée » (Henry James).

En quête continuelle d’aventure, de poésie, de grands espaces, Vincent Hilaire est de ceux qui se battent pour vivre leurs rêves. Navigateur, écrivain, photographe, caméraman, journaliste, il a été correspondant d’expédition à bord de la goélette polaire Tara d’abord en Arctique pendant la nuit polaire du 23 septembre 2007 au 23 février 2008 lors de l’expédition scientifique Tara Arctic, puis en Antarctique en janvier 2011 lors de l’expédition scientifique Tara Oceans.  

C’est en noir et blanc qu’il a décidé de décrire ces déserts de glace.  Vincent Hilaire expose actuellement une trentaine de photos au pied du Pont Alexandre III à Paris dans le cadre de l’escale de Tara jusqu’au 27 janvier 2013.  Il est également l’auteur d’un livre NUIT POLAIRE, ETE AUSTRAL, paru aux éditions Magellan & Cie, recueil de photos et de textes écrits au jour le jour durant ces deux séjours sur Tara.  Rencontre avec un aventurier hors du commun qui chérit la vie comme un bijou.  

"La baleine" © Vincent Hilaire - Tara expéditions
« La baleine » © Vincent Hilaire – Tara expéditions

Quel a été votre parcours avant d’embarquer pour la grande dérive à bord de Tara en septembre 2007 ?

J’ai grandi à Marseille, d’où mon attirance pour la mer, la voile, les bateaux, les marins, la pêche, la Méditerranée. A 16 ans, je suis venu étudier l’économie à la Sorbonne à Paris. Lorsque j’étais étudiant, je faisais déjà beaucoup de photographies en noir et blanc dans les rues de Paris. J’aimais également le journalisme, la presse écrite et la radio. J’animais notamment un programme à la radio consacré à la vie étudiante. J’ai ensuite passé le concours de l’Institut Français de Presse.  J’ai fait quelques stages en tant que journaliste reporter, rédacteur et caméraman. J’ai notamment été stagiaire rédacteur pour Thalassa. Clin d’œil du destin : c’est dans le cadre de ce stage, qu’en 1992, pour la première fois, j’ai mis le pied sur le pont de l’Antarctica (devenu ensuite Tara) ancré à Camaret-sur-Mer. J’ai ensuite été recruté en qualité de journaliste reporter et présentateur par France 3. J’ai travaillé pour cette chaîne pendant 18 ans.

Pourquoi vouliez-vous embarquer à bord d’un bateau pris dans les glaces ? Rêviez-vous de voir le pôle Nord ?

Je rêvais avant tout d’aventure.

J’aimais beaucoup les déserts. J’ai découvert le désert marocain lorsque j’avais 23-24 ans.

A 29 ans, j’ai participé à la Transat des Alizés avec quatre autres équipiers. Nous avons navigué de Brest à Casablanca puis à Pointe-à-Pitre.

J’ai ensuite cherché à renouveler ce type d’expériences. J’ai tenté de participer à une expédition en Antarctique organisée par des montagnards. J’ai également obtenu en trois mois mon diplôme de scaphandrier pour participer à un projet audiovisuel sur les fonds marins, dans la lignée des aventures de la Calypso avec les moyens technologiques modernes. Je voulais aussi participer au projet « Pourquoi pas l’Antarctique » initié par Isabelle Autissier en 2003-2005. Aucun de ces projets n’a malheureusement vu le jour, mais je n’ai jamais baissé les bras. J’ai toujours été très déterminé.

En 2007, suite à un reportage télévisé sur les expéditions de Tara, j’ai contacté Romain Troublé, actuellement Secrétaire Général et Directeur des opérations de Tara Oceans. Mon profil correspondait à ce qu’ils recherchaient.  J’ai alors rencontré Etienne Bourgois, propriétaire de Tara et président de Tara Expéditions.  Et il m’a recruté pour être correspondant à bord de Tara pendant la dernière étape de la dérive en Arctique.

Je pense que j’ai eu beaucoup de chances et que j’ai fait de belles rencontres qui m’ont permis de réaliser mes rêves d’aventure.

Comment vous êtes vous préparé physiquement et mentalement pour ces expéditions ? Vous êtes vous préparé spécifiquement à affronter l’isolement et le froid ?

Je n’ai pas suivi de préparation spécifique.  Je fais toujours du sport, du footing, de la marche, de l’équitation.  Je pratique aussi beaucoup le yoga.  J’ai continué à faire mon yoga sur Tara pendant mes heures de quart.  Pratiquer la Salutation au Soleil pendant la nuit polaire était tout à fait nouveau pour moi !

Avez-vous pris part aux travaux scientifiques pendant vos deux séjours à bord de Tara ? Saviez-vous précisément ce que recherchaient les scientifiques ?

Oui, je savais exactement quelles données les scientifiques – des ingénieurs océanographes – collectaient et pourquoi. Tous les Taranautes étaient impliqués dans les travaux scientifiques. Je posais aussi beaucoup de questions.

"Vincent Hilaire"© Grant Redvers - Tara expéditions
« Vincent Hilaire »
© Grant Redvers – Tara expéditions

Vous écrivez dans votre journal de bord qu’après un certain nombre de jours passés dans la nuit polaire, les Taranautes « commençaient à être sous l’effet de la nuit polaire, un brin déjantés ».  Vous deviez vous astreindre à une activité régulière pour éviter la déprime. Quelles étaient vos occupations à bord de Tara ?

Nous étions très occupés. Nous travaillions 4 à 5 heures par jour pour la science.  Puis nous étions affectés à tour de rôle aux autres activités de bord : corvées de glace, cuisine, quarts, nettoyage du bateau, ramassage du camp déployé autour de Tara avant les tempêtes ou en prévision de la sortie des glaces…etc.  A la fin de la dérive, nous avions beaucoup de travail pour préparer le bateau en vue de sortir des glaces et de naviguer à nouveau.

Pour nous détendre, nous faisions des balades en ski. Un soir par semaine, c’était le jour du banha russe. Un sauna à 80°C. Tout l’équipage se réjouissait dès le matin de profiter de cette distraction. Après quelques minutes passées dans une chaleur étouffante, le jeu consistait ensuite à s’asperger d’eau glacée ou à se baigner carrément dans l’océan gelé.

Ce n’est qu’après avoir participé aux corvées du bord que je pouvais photographier, tourner les images et écrire les articles que me commandait l’équipe de Tara à Paris.  J’ai souvent été confronté à un cruel dilemme car ce qui était vraiment intéressant à filmer nécessitait aussi mon aide !

Avez-vous vu des ours lors de votre expédition en Arctique ?

Oui, à deux reprises.  La première fois, ils ne sont pas restés longtemps. J’ai à peine eu le temps de faire une vidéo. La deuxième fois, les chiens ne les ont pas sentis venir à cause du vent. Ils ont aboyé au dernier moment lorsqu’ils étaient tout près du bateau. J’étais fasciné de les voir.

Lorsque vous avez embarqué à bord de Tara en septembre 2007, saviez-vous déjà que vous feriez un reportage de photos en noir et blanc ?

Oui. Cela était naturel pour moi.

Quand j’ai commencé la photographie, je travaillais en noir et blanc. Je conserve toujours mon premier appareil photo que l’on m’a offert quand j’étais enfant. C’était un Instamatic. C’est avec cet appareil que j’ai fait mes tout premiers clichés !

Le noir et blanc me semblait plus adapté que la couleur pour raconter la nuit polaire. L’absence de lumière du jour donne aux photographies un caractère presque irréel, les hommes sont transformés en personnages flous et fantomatiques. Le noir et blanc met en valeur l’ambiance très particulière de la nuit polaire.

Personne n’avait réalisé un travail artistique en noir et blanc aussi conséquent en Arctique au contraire de l’Antarctique avec les photos de Franck Hurley, illustre photographe et cinéaste, qui a participé à l’expédition à bord de l’Endurance avec Sir Ernest Henry Shackleton de 1914 à 1917.  C’était l’occasion de le faire au Nord.

Enfin, le noir et blanc donne un caractère historique aux photos.

Comment avez-vous choisi les trente photos de votre exposition « d’un pôle à l’autre » ?

J’ai pris plus de 8000 photos lors de chacune de mes expéditions. Il m’a fallu beaucoup de temps pour faire une pré-sélection, puis pour choisir parmi cette pré-sélection les trente photos qui sont exposées.  Des regards extérieurs m’ont aidé à finaliser mon choix afin d’éviter que je ne sélectionne une photo que pour des raisons personnelles, subjectives, parce qu’elle a été prise dans un contexte particulier pour moi.  Je m’enrichis des critiques des autres.  Je veux savoir comment ils réagissent à mes photos avec leur propre sensibilité.

Vous écrivez dans votre journal de bord : « Beaucoup de choses s’éclairent, et petit à petit le fait d’être loin des turbulences de la vie urbaine apporte beaucoup de paix et de recul » et « Que sera ma vie au retour ? Ce que j’en ferai ! Je suis libre de choisir quelle vie je veux mener ».  Votre vie a-t-elle changé après vos deux expéditions à bord de Tara ?

Oui, ma vie a beaucoup changé. J’ai eu la chance de réaliser plusieurs rêves, artistiques, professionnels, marins, aventureux.  Je me suis enrichi de ces expériences. Je me connais mieux.    

Quels sont vos projets ?

Tara fera le tour de l’Arctique de mi-mai à mi-novembre 2013.  Je les rejoindrai j’espère, à partir du mois d’août pour le passage du Nord-Ouest.

J’exposerai à nouveau mes photos en 2013 lors des escales de Tara et je prépare également quelques expositions personnelles. Je conçois ces expositions comme une invitation à réfléchir sur les changements climatiques, nos modes de vie actuels reposant trop souvent sur un confort illusoire, éphémère et dangereux pour l’avenir de notre planète.

Enfin, je travaille actuellement sur un projet de livre sur les pays des glaces qui devrait être publié au cours du premier semestre 2013.

Pour plus d’informations sur les travaux et projets de Vincent Hilaire, nous vous invitons à consulter son site internet : http://www.vincenthilaire.fr/.  Vous pourrez également trouver des informations complémentaires sur Tara Expéditions en cliquant sur le lien suivant : http://oceans.taraexpeditions.org/?id_page=1

Marathon du Pôle Nord 2013

Préparation pour le Marathon du Pôle Nord – Step 1 : la SaintéLyon


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Comment se préparer pour courir le Marathon du Pôle Nord ?

Deux éléments doivent être pris en compte dans le cadre de cette préparation :

  1. Le temps de course. Il faut compter deux fois plus de temps pour courir le Marathon du Pôle Nord qu’un marathon classique. Il y a deux raisons à cela : les conditions climatiques et l’irrégularité de la surface au sol – neige et glace – des crêtes de pression étant créées par les frictions et chevauchements des blocs de glace. Le vent peut également créer des congères. Difficile de trouver un rythme régulier donc ! Ce marathon s’apparente davantage à un ultra-trail.
  2. Le froid. La température ressentie est généralement de l’ordre de -30°C, et dépend étroitement des conditions climatiques le jour de l’épreuve. La température moyenne était ainsi de -29°C en 2008, -37°C en 2009, -20°C en 2010, -32°C en 2011 et -26°C en 2012.

Notre entraînement consistera donc principalement à courir sur la plage ou la neige (avec des raquettes aussi car celles-ci peuvent s’avérer indispensables le jour J en fonction de l’état de la neige) et dans un entrepôt frigorifique en froid négatif (-30°C) afin de tester le matériel.

Et la première grande étape, c’est samedi prochain et ce sera la SaintéLyon ! La mythique Saintélyon ! Doyenne des courses d’Ultra, doyenne des courses natures, doyenne des courses nocturnes, et rendez-vous culte de fin de saison. La Saintélyon, c’est avant tout une ambiance unique, images féériques d’un serpent de lumière sans limite à l’assaut des monts du Lyonnais, conditions de course fluctuantes liées aux aléas climatiques, sentiers plus intimes à l’approche de la ville lumière, arrivée au courage jusqu’à la délivrance et l’émotion intense dans l’enceinte surchauffée du Palais des sports de Lyon…après 70 kms d’effort.

Dans la nuit de samedi à dimanche, si tout va bien, nous irons au-delà de la distance du marathon. C’est ce que nous recherchons pour cette première étape : un format trail sur une distance qui devrait nous occuper une dizaine d’heures, afin de préparer le point (1) ci-dessus.

Après quelques sorties longues de quatre heures au cours des dernières semaines, des sorties de 10kms au seuil, des fractionnés et nos sorties à Montmartre –  pour le plaisir de monter et descendre les plus belles marches de Paris – direction la SaintéLyon donc !

Nous y croiserons certainement plusieurs coureurs revêtant les couleurs orange de l’Association Petits Princes !

A suivre …

Association Petits Princes

Association Petits Princes : 25 ans de rêves ! Happy birthday !


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Le 9 avril 2013, nous courrons le marathon le plus septentrional et le plus froid du monde, à 90°N, sur l’océan glacial Arctique.

Au-delà du défi sportif, cette course est l’occasion pour nous de soutenir l’Association Petits Princes, qui vient de fêter son 25ème anniversaire.

Depuis 1987, l’Association Petits Princes, cofondée par Dominique Bayle, réalise les rêves d’enfants malades.

A l’occasion des 25 ans de l’Association Petits Princes, 2 000 personnes se sont retrouvées hier, mercredi 21 novembre 2012, à Disneyland Paris pour une soirée exceptionnelle animée par Nagui.

L’ensemble des enfants et familles suivis par l’Association depuis 25 ans, les bénévoles et salariés de l’Association, les hôpitaux et les entreprises partenaires ont partagé cet anniversaire magique à Disneyland Paris, privatisé pour l’occasion.

Les 25 bougies disposées sur le gâteau d’anniversaire confectionné par Christophe Michalak et des enfants de l’Association ont donc été soufflées hier, mais il n’est pas trop tard pour faire un cadeau à l’Association ! Et l’un des plus beaux cadeaux que vous pouvez faire aux bénévoles et membres permanents de l’Association Petits Princes, c’est un don qui leur permettra de réaliser des rêves d’enfants, parce que leur rêve à eux, c’est d’offrir toujours plus de rêves aux enfants.

Vous pouvez faire un don sur le site de l’Association (ICI) ou via notre page de collecte de dons (ICI).

Association Petits Princes’ 25th anniversary !

On April 9, 2013, we are running the northernmost and coolest marathon, at 90°N around the North Pole, over the frozen Arctic Ocean. Beyond the physical and mental challenge, we are running to raise funds for the Association Petits Princes, which just celebrated its 25th anniversary.

Since 1987, the Association Petits Princes, cofounded by Dominique Bayle, makes dreams of critically ill children come true. By living their passions and by realising their dreams, they find extra energy to fight the disease.

For this 25th anniversary, volunteers and friends of the Association Petits Princes met at Disneyland Paris yesterday, November 21st, 2012, to celebrate this anniversary.

Don’t worry, it is not to late to make a birthday present to the Association Petits Princes ! And one of the greatest gifts you could make to the volunteers of the Association Petits Princes is a donation which will allow them to make dreams come true, because their dream is to turn even more children’s dreams into reality.

You can make a donation on the association website (HERE) or via our donation page (HERE).

Régions polaires

Tara – de l’Arctique à Paris – from Arctic to Paris


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Depuis 9 ans, Tara Expéditions organise des missions scientifiques avec la goélette d’exploration Tara, afin de mieux comprendre l’impact du réchauffement climatique sur les écosystèmes.

Rappelons que Tara est un bateau entré dans l’histoire en 2008 en réussissant une dérive historique dans l’océan Arctique, plus de 100 ans après la dérive du Fram. Sa forme et son design uniques adaptés aux conditions polaires sont le fruit d’une conception hors du commun !

Tara a d’ores et déjà réalisé avec succès 8 expéditions au Groenland, en Antarctique, en Patagonie, en Géorgie du Sud, en Arctique donc (Tara Arctic de 2006 à 2008), et autour des océans avec l’expédition Tara Oceans de 2009 à 2012.

Après avoir traversé tous les océans du monde, et avant de voguer vers de nouvelles explorations scientifiques, Tara fait escale à Paris jusqu’au 27 janvier 2013. Profitez-en !

Cette escale permet à Tara Expéditions de partager avec le plus grand nombre les résultats de ses recherches (tant sur le milieu polaire que sur les océans) dans le cadre d’une grande exposition au pied du Pont Alexandre III. Cette exposition est merveilleusement bien organisée – il vous faudra environ une heure pour découvrir les films, interviews de scientifiques, infographies animées et textes.

Vous pourrez aussi voyager d’un pôle à l’autre grace au regard posé par Vincent Hilaire, photographe ayant participé à certaines expéditions de Tara, qui expose une quarantaine de photographies en noir et blanc sur l’extrême nord et l’extrême sud de la Terre. N’hésitez pas d’ailleurs à échanger avec Vincent qui saura également partager avec vous les émotions vécues durant ses expéditions exceptionnelles.

Enfin, vous aurez aussi la chance de pouvoir monter à bord, à l’instar du secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-Moon, qui était monté à bord en février dernier, à New-York, pour exprimer à l’équipage de marins et scientifiques sa reconnaissance du travail de sensibilisation (sur les océans et le réchauffement climatique) effectué autour du monde avec le soutien de l’ONU.

Pour plus d’informations sur Tara Expéditions, vous pouvez cliquer sur Tara ci-dessous :

Tara Expeditions has been organizing missions aboard the research schooner Tara for the past 9 years. Its goal is to learn more about the impact of climate change on ecosystems.

Tara made an historic drift in the Arctic ice from 2006 to 2008, to study and understand climate change phenomena in the higher atitudes, more than 100 years after the first Arctic ice drift achieved by the Fram. The conception and design of Tara are of course unique.

Tara has already accomplished 8 successful expeditions – to Greenland, Antarctica, Patagonia, southern Georgia, the Arctic and all over the world with the latest expedition Tara Oceans.

After sailing the Seven Seas, and before next scientific explorations, Tara is stopping at Paris until January 27, 2013, to meet with you – don’t miss this opportunity !

Through visual, sound, light and simulation devices as well as cartography, the Tara exhibition (located Pont Alexandre III) gives access to science on the move, a science that is everyone’s business. This exhibition is intended for the general as well as for the young public. Tara Expeditions is sharing the results of some of its scientific researches regarding climates changes, polar regions and oceans.

Photographer Vincent Hilaire is also presenting forty pictures conveying some of the unusual, still pure atmosphere that prevails in the areas explored during his expeditions on board Tara. Black and white images are reinforcing the impression of eternity in landscapes where the mad rush of time seems to have stopped.

And you will also have the chance to board Tara, as United Nations Secretary General, Ban Ki-Moon, did when Tara docked in New York, expressing his gratitude that Tara Expeditions is raising awareness around the world and sharing his proudness that the United Nations is supporting Tara.

Entretien avec...

Entretien avec Jean-Christophe Michel – North Pole Marathon 2009


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Entretien avec Jean-Christophe Michel, marathonien et alpiniste. Il a couru le Marathon du Pôle Nord en 2009 avec ses trois frères, Renaud, Hervé, Yvan et son fils Thomas afin de soutenir l’association VAINCRE LA MUCOVISCIDOSE. C’est avec enthousiasme qu’il nous livre aujourd’hui ses précieux conseils.  

 Vous avez couru le Marathon du Pôle Nord en 2009. Pourquoi avez-vous décidé de courir ce marathon de l’extrême ?

Il y a plusieurs raisons.  Mes frères et moi voulions faire quelque chose d’exceptionnel pour attirer l’attention sur l’association VAINCRE LA MUCOVISCIDOSE, maladie mortelle et toujours incurable qui touche malheureusement ma petite nièce Marine. J’ai alors proposé à mes frères et à mon fils de courir le Marathon du Pôle Nord. Ils n’ont pas hésité une seconde et ont tous dit oui.

Nous sommes tous les cinq coureurs, skieurs et alpinistes. Le Marathon du Pôle Nord réunit ce que nous aimons, la course, l’endurance et la neige.

C’était l’occasion pour nous de monter un gros projet en famille. Depuis plusieurs années, nous courons à deux, à trois ou tous les cinq, des marathons, trails, ultratrails et raids nocturnes (SaintéLyon).

Cela tombait bien car 2009 était l’année du 100ème anniversaire de l’exploration du pôle Nord par Robert Peary.

… et enfin parce qu’on est un peu givrés !!

Quelle a été votre préparation spécifique à ce marathon ?

En plus de la préparation classique pour un marathon, nous nous sommes entraînés dans le froid. Nous avons couru dans les endroits et aux moments où il fait le plus froid, en montagne, en hiver, la nuit. Nous nous sommes également entraînés à courir en chambre froide afin de tester le matériel. Il faut tester le matériel car on ne court pas sur la neige comme sur route. Nous avons également couru sur glaciers.

Quels souvenirs gardez-vous de cette expérience ?

Phénoménal, inoubliable. Je garde un très bon souvenir de ce que j’ai vu au pôle Nord, le soleil toujours à la même hauteur, le froid, la neige. On a l’impression de courir dans une grotte car on entend nos pas résonner dans l’océan. C’est une aventure extraordinaire. Nous avons rencontré énormément de personnes de nationalités différentes. Nous avons aussi beaucoup apprécié l’escale au Spitzberg.

Belle expérience qu’on ne fait qu’une fois dans sa vie car je ne vous cache pas qu‘elle requiert un gros investissement en termes de préparation, de budget, de recherche de partenariats, de gestion des médias, etc. Réunir les fonds a été la partie la plus difficile de la préparation. Jusqu’au dernier moment, nous pensions que nous ne pourrions pas tous partir.

Grâce à notre projet, l’association VAINCRE LA MUCOVISCIDOSE a été médiatisée au-delà de nos espérances (reportages sur France2, France3, M6, TV8 et articles sur Le Dauphiné Libéré, France Soir, des journaux locaux, des sites internets, etc…).  C’était l’objectif de notre projet et nous y sommes arrivés. Non seulement un coup de projecteur a été donné sur cette association, mais encore nous avons pu récolter quelques milliers d’euros que nous lui avons reversés.

« Le mental est très important dans ce type de courses, plus que le physique »

Comme vous le savez, nous allons courir ce marathon en avril 2013, quels conseils nous donneriez vous ?

Courez dans du très froid (sous les -25°C).

Testez le moindre détail, y compris les petits gestes qui dans le froid deviennent plus délicats. Entraînez-vous avec le matériel du jour J.

Doublez votre équipement du jour J. Protégez bien les extrémités (doigts, oreilles).

Combien de marathons et / ou ultra-trails avez-vous couru ? Lesquels vous ont le plus marqué ?

J’ai couru trois marathons. J’ai également couru la SaintéLyon juste avant le Marathon du Pôle Nord. C’était une très bonne préparation. J’ai aussi couru deux 24 heures, celui de Lombez lors des Virades de l’Espoir (afin de réunir des fonds pour VAINCRE LA MUCOVISCIDOSE) et le 24 heures de Brive-la-Gaillarde six semaines après le Marathon du Pôle Nord. Mon frère Renaud est le meilleur coureur d’entre nous. Il a participé plusieurs fois au Marathon des Sables où il a terminé dans les 30 premiers parmi les 1000 concurrents. Il a également couru l’Ultra-Trail du Mont Blanc, la Diagonale des Fous et le Grand Raid des Pyrénées.

Quelle est la compétition la plus difficile à laquelle vous ayez participé ?

Mon premier marathon à Toulouse, la SaintéLyon car c’est la première fois que je courais une distance aussi longue et mon premier 24 heures. Le mental est très important dans ce type de courses, plus que le physique.

Pratiquez-vous d’autres activités sportives ? Lesquelles ?

Le ski et l’alpinisme.

Régions polaires

Fonte historique de la banquise Arctique / Arctic sea ice shrinks to record low


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La banquise n’aura jamais été aussi peu étendue que cet été 2012 – depuis les premières mesures réalisées en 1979.

Petit rappel n°1 – la banquise est une étendue de mer gelée, à ne pas confondre donc avec les calottes glaciaires ou inlandsis (notamment au Groenland et en Antarctique) qui sont constitués quant à eux d’eau douce (glace continentale) et qui peuvent libérer des icebergs.

Petit rappel n°2 – on distingue principalement deux types de banquise, la banquise pérenne (glace pluriannuelle qui persiste malgré la fonte estivale) et la banquise saisonnière (qui disparaît chaque été).

La banquise Arctique ne couvrait plus que 3,4 millions de kilomètres carrés à la fin de l’été 2012, selon le Centre national américain de la neige et de la glace (NSIDC). Le précédent record (4,10 millions de km2) datait de 2007 et avait alors été qualifié d’exceptionnel. En trente ans, la surface de la banquise Arctique a été divisée par deux.

Non seulement la fonte estivale de la banquise Arctique s’accélère depuis quelques années, mais la structure même de la banquise subit des modifications. Elle est désormais majoritairement constituée de glace saisonnière, qui fond chaque année, alors qu’elle était précédemment formée de couches successives de glace persistante.

Selon Peter Wadhams, spécialiste de l’océan Arctique qui dirige le département de physique de l’océan polaire à l’université de Cambridge, en Angleterre, la fonte de la banquise Arctique s’accélère au point qu’elle pourrait avoir totalement disparu en été dès l’année 2016.

Si la fonte de la banquise n’a pas de conséquence directe sur le niveau de la mer, puisqu’il s’agit d’une étendue de mer gelée, elle entraîne toutefois des effets néfastes sur le climat, notamment en modifiant les courants océaniques et atmosphériques. En outre, alors que l’albédo de la banquise est très important, la glace renvoyant la majorité des rayons du soleil, l’albédo de la mer est à l’inverse très faible : il absorbe entre 90 et 95% de la chaleur des rayons du soleil. L’accélération de la fonte de la banquise est également dévastatrice pour la faune de cette région polaire, notamment les ours polaires.

Dans le même temps, cette fonte record attise les convoitises des Etats limitrophes et des grandes compagnies pétrolières qui pourraient être en mesure d’exploiter les immenses ressources en hydrocarbures que cette région polaire renfermerait. Et une voie maritime pourrait être ouverte pour rejoindre la Chine à partir de l’Europe en passant par le nord de la Russie et la mer de Béring, soit un raccourci de 7.000 km par rapport au trajet actuel.

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Arctic sea ice surface has never been so low since first measurements in 1979.

Little reminder n°1 – sea ice is largely formed from seawater that freezes, to be constrated with ice caps, ice sheets inlandsis (such as Greenland and Antarctica) which are made of compacted snow and hence are fresh water from the beginning – and can release ice shelves and icebergs.

Little reminder n°2 – there are two main types of sea ice, multi annual (perennial) sea ice wich remains after summer melt season and annual sea ice (which melts every summer). 

Artict sea ice has shrunk this summer 2012 to an all-time low record at 3.4 millions square kilometers at the end of this summer 2012, according to the American National Snow and Ice Date Center (NSIDC). Previous lowest record dated back 2007 (4.10 millions km2) and was then considered to be exceptionnal. Within thirty years, the arctic sea ice surface has been divided by two.

Not only has Artict sea ice summer melt accelerated over the past years, but the structure of Artict sea ice itself is changing. It is now mostly made of annual sea ice, which melts every summer, whereas it used to be made mostly of layers of multi annual sea ice.

According to Peter Wadhams, professor of Ocean Physics, and Head of the Polar Ocean Physics Group, University of Cambridge, UK, summer melt is accelerating so quickly that Artict sea ice may totally melt during summer 2016.

If sea ice melting does not have a direct impact on sea level, because sea ice is largely formed from seawater that freezes, it does however have very negative impact on climate change, notably as it participates to the ocean and atmosphere currents changes. In addition, whereas the albedo of sea ice is very high, sea albedo is to the contrary very low as sea absorbs between 90 to 95% of sunshine. The acceleration of sea ice melting is also devastating for the arctic faune, notably for polar bears.

In the same time, this melting record arouses keen interest from northern countries and multinational oil companies which would be in a position to exploit potentially huge oil reserves. And a new waterway could be open up to get to China from Europe through the north of Russia and Bering sea, i.e. a 7,000 km shortcut compared to the current way.